Le blasonnementDécrire un
blason, ou
blasonner, vise à restituer peu de mots et sans risque d'erreur la conception d’un
écu, sans le recours à l’écu. Il se fait dans un ordre rigoureux et précis selon un langage particulier employant des termes désuets ou disparus de notre vocabulaire quotidien.
Le langage héraldique peut apparaître complexe et hermétique. Il est cependant irremplaçable pour une bonne description et il vaut la peine de s'y entraîner. C'est pourquoi les
armoiries données en exemple ci-dessous sont accompagnées de leur
blasonnement.
Le blasonnement se réalise dans un ordre logique. Il s’effectue point par point, du
chef vers la
pointe (de haut en bas) et de
senestre à
dextre (de gauche à droite), en indiquant l'
émail ou la
fourrure de chaque chose:
- 0. - La partition de l'écu (si combinaison de plusieurs blasons),
- 1. - Le champ de l'écu,
- 2. - Les petits meubles semés sur ce champ,
- 3. - La figure principale,
- 4. - Les meubles qui la chargent ou l'accompagnent,
- 5. - Les pièces brochantes par-dessus les autres
- 6. - Le chef ou la bordure,
- 7. - Les francs-quartiers et les écussons.
Pour chaque meuble, si nécessaire, il faut préciser la position sur l'écu, aussitôt après l'émail. Il est bon pour cela de connaître les points de l'écu tels qu'ils sont nommés ci-dessous.
En apparence, dextre est à gauche pour le spectateur; en fait, il s'agit de la droite de l'écu pour le combattant qui le porte et senestre, de sa gauche.
Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" ;Claude Wenzler, "L'Héraldique" et Lilin of Cassel_________________
